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La production de granulés de bois est une activité fortement consommatrice d'énergie électrique. Du broyage de la matière première au pressage sous haute pression (presses de granulation de 200 à 400 kW), la facture d'électricité pèse lourdement sur le coût de revient de la tonne produite. L'installation de centrales photovoltaïques en toiture ou en ombrières de stockage constitue un levier de compétitivité majeur.

1. Profil de consommation d'une ligne de granulation standard

Une usine de production d'une capacité de 40 000 tonnes par an présente une puissance électrique appelée continue de 1,2 MW à 1,8 MW lors des phases de production active. Les postes les plus énergivores sont :

  • Le broyeur affineur de sciure (moteur de 315 kW à démarrage progressif).
  • Les presses à granuler (deux unités de 250 kW chacune).
  • Le sécheur à tambour (moteurs de ventilation et d'extraction, environ 150 kW).
  • Les lignes d'ensachage automatisées et de palettisation (80 kW).

2. Corrélation production PV et profil de charge

La courbe de charge d'une usine de granulation fonctionnant en 2x8 ou 3x8 est particulièrement linéaire en journée. Cette régularité offre une corrélation presque parfaite avec la courbe de production d'une centrale photovoltaïque en journée. Le taux d'autoconsommation (part de l'énergie produite par les panneaux solaires directement consommée sur site) atteint fréquemment 100% sans nécessiter de systèmes de stockage par batteries onéreux.

3. Rentabilité du projet sans subvention

Pour une toiture industrielle équipée de 1 000 kWc (environ 5 000 m² de panneaux photovoltaïques), le coût d'installation s'établit autour de 750 000 € HT. Avec un coût de l'électricité réseau de 140 € / MWh pour les profils industriels (Tarif vert), la centrale génère une économie annuelle de 125 000 € de factures d'énergie. Le temps de retour sur investissement brut s'établit ainsi à 6 ans, tout en protégeant l'industriel contre les futures hausses des tarifs de l'électricité réseau.